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APE Collège Les Dimes ouvre nouveau blog

L'Association des Parents d'Élèves du Collège les Dimes de Cuisery (71) vient d'abandonner son site 'traditionel' pour ouvrir un blog interactif. "Le blog nous permet d'être beaucoup plus réactif, et d'ouvrir un dialogue avec les parents." dit Gregor Hakkenberg, secrétaire de l'association.Le Blog propose les nouvelles de lécole, mais aussi des informations en direct des profs et ets info's plus générale sur l'éducation. et bien sûr sur tous les activités qu'organise l'association. Pour plus d'informations, rendez-vous sur http://lesdimes.wordpress.com
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Le boudin de Bresse

 Rabelais, ce n'était pas son nom. Il ne se prénommait pas François,  n'était pas écrivain, encore moins médecin et pas du tout curé comme l'avait été son illustre parrain. Seules ses bouffonneries d'esprit pouvaient avoir un lointain rapport avec l'auteur de Gargantua. Il était connu dans toute la région. Néanmoins beaucoup de gens connaissaient Rabelais tout en ignorant sa véritable identité.  Comme beaucoup de ses semblables des années immédiates d'après guerre, il était figé dans ce début de deuxième moitié de siècle. Héritier du mode de vie de ses ancêtres, imprégné de la passivité séculaire ayant bercé les générations précédentes, il ne croyait pas au modernisme qui pointait à l'horizon. C'était un être fruste. Le manque d'exemple de conditions différentes de la sienne le laissait sans ambition. C'était donc un homme heureux. Habillé d'un pantalon sombre et d'une veste de boucher il sillonnait la campagne, jugé sur sa bicyclette à la couleur indéfinissable. Le porte-bagages était encombré par un vieux cageot ovale, à fortes côtes de bois de peuplier. Sous une toile, qui en son temps avait été blanche, se trouvait le hachoir manuel et ses grilles à gros trous  pour les terrines et à plus petits trous pour les pâtés. C'est aussi dans ce cageot qu'il rangeait, avant de partir de la ferme, le rôti offert quelques fois par le paysan. Au dos, une hotte en osier, d'où dépassaient une poignée de fusil et quelques manches noirs de couteaux. Comme des diamants ils brillaient  là où de gros rivets de cuivre les mariaient à la lame. Il y en avait toute une panoplie et chaque taille correspondait à un travail. Par commodité, il les plantait sur une planche par grosseur, les grands devant les plus petits derrière. On aurait cru voir un défilé de soldats.  Bien des années plus tard, accomplissant mon service militaire, je ne pouvais m'empêcher de penser aux couteaux de Rabelais quand le gradé ordonnait « les grands devant les plus petits derrière ».  Il était  bel homme, d'allure souvent altière le matin et chancelante le soir. Ses yeux bleus se remarquaient dans son visage rond qu'il savait rendre poupin, mais où, hélas, se dessinait sa passion pour le jus de raisin fermenté. Il était une figure locale très connue, le verbe grossier sans jamais être vulgaire. Il avait le don de vous raconter sa vie aussi bien que celle des autres dans un vocabulaire imagé et bien à lui. Rabelais habitait une maison qui aurait pu être coquette si elle avait été bien entretenue. La villa des souris il l'avait baptisée. C'était une petite maison de 2 ou 3 pièces construites au cours des années 30 dans un hameau isolé. Le toit était couvert de grandes tuiles rouges. Rien que ce toit la rendait attrayante à mes yeux habitués aux grandes fermes couvertes de petites tuiles grises.  Le rouge de ce toit mettait une note de gaieté et de modernité dans ce  bocage bressan, si cher à mon cœur. Ses ouvertures peintes en bleu, paraissaient sortir tout droit d'une maison de l'un de mes livres d'enfants. Quand je pense à celle de Rabelais, c'est toujours avec nostalgie. Il arrivait parfois qu'une vitre se casse, elle n'était pas remplacée rapidement. A sa place, il mettait un calendrier, en prenant soin de mettre les mois d'été du coté intérieur pour, d'après lui, faire plus chaud. Quand il parlait de la villa des souris, invariablement son commentaire se terminait par  « on peut m'y amener tout ce que l'on veut, mais on ne peut rien m'y prendre, pour cette raison mais aussi parce que le soir je ne trouverais pas le trou de la serrure, je ne la ferme jamais à clé ». La pharmacopée n'était pas aussi achalandée qu'aujourd'hui et l'homme décédait vers 70/75 ans, usé, disaient les gens. Rabelais avait souvent recours aux remèdes de bonnes fames, du mot famé (bien ou mal) d'où est tiré le mot ‘'fameux'', correspondant à grande renommé et non de bonne femme comme beaucoup le croient. Au besoin il en inventait. Lorsqu'il lui arrivait de se blesser, prétextant la grande quantité d'espèces d'herbes présente dans une bouse fraîche, quelques-unes devaient donc bien avoir, pensait-il, un pouvoir cicatrisant, il s'en enduisait la  blessure. La guérison ne venait sûrement pas de là, mais une chose est certaine,  il n'est pas mort de cette pratique pourtant bien dangereuse. Nos anciens vivaient avec la nature et se trouvaient donc bien immunisés, heureusement pour eux.Autrefois, c'était le boucher du  village.  Epris de liberté il préférait aller dans les fermes, avec quelques ustensiles sauvés du naufrage, pour endormir un cochon qui se réveillait salé à point dans un énorme saloir en bois ou en grès. Rabelais, le nôtre, c'était le saigneur de nos campagnes. Selon la saison, mais généralement vers les 7 heures et demie, il arrivait à la ferme avec tout son attirail. Il descendait prestement de bicyclette et aussi prestement son premier canon. ‘'J'ai bu l'café en me l'vant, baille me dont plutôt la goutte ou un canon, j'ième mieux'' disait-il. Il s'attablait et après quelques propos grivois à la fermière il racontait sa journée de la veille et les nouvelles fraîches. En quelque sorte, il remplaçait le colporteur. Il avait son parler bien a lui, une vieille fille était ‘'un vieux c.. abandonné'' une personne gravement malade était ‘'apprentie morte'' et il affirmait qu'il n'y avait qu'avantage à mourir jeune, car disait-il ‘'qu'à plus tu meurs jeune, qu'à plus t'es mort longtemps, qu'à plus tu fais un beau cadavre et qu'à plus il y a de monde à ton enterrement''. Il affirmait aussi qu'une personne morte ne valait pas un chien en vie. C'était Rabelais, le saigneur et non moins philosophe de ma jeunesse, très brave homme dépourvu de toute méchanceté et qui n'a jamais été oublié de tous ceux qui l'ont connu.A midi, traditionnellement on mangeait  ‘'la grillade'', il s'agissait du filet mignon tranché épais, cuit au saindoux, servi avec les petits pois du jardin ou avec de la moutarde. C'était un régal.  Les autres plats pouvaient être les rognons, la ‘'coré''(le moue) cuisinée au vin, le foie et quelques fois du boudin, si le saigneur avait eu le temps de le confectionner le matin. Cette viande, quel arôme ! ce boudin, quel délice ! Aujourd'hui tout est perdu. Le boudin n'a plus de vrai que la couleur, et encore. Pourtant, devant une telle authenticité Rabelais avait  peu d'appétit. Il faisait souvent le souhait pour que tout ce qui se mange puisse se boire. Je ne peux résister à la tentation de vous donner la recette du boudin préparé par Rabelais. Tout d'abord, il vous faudra trouver 5 litres de sang de cochon, du vrai, pas mélangé avec du sang de bœuf comme trop souvent maintenant. Du pur, pas souillé par l'urine du cochon pendu et qui souvent urine pendant qu'il saigne. Sachez qu'en abattoir, depuis les fameuses normes d'hygiène bruxelloises, tous les sangs sont mêlés, ce qui rend la pureté de celui de cochon quasiment inexistante. Celle du vrai boudin aussi. Vous éplucherez trois kilogrammes d'oignons que vous trancherez en rondelles d'un à deux millimètres d'épaisseur, vous mettrez à fondre deux kilogrammes de saindoux dans lequel vous ferez cuire vos oignons. Attention qu'ils ne roussissent pas. Le mélange saindoux oignons sera versé dans le sang et bien mélangé. Cuisez 500 grammes de riz dans un litre et demi de lait et mélangez au sang. Ajoutez un litre de crème fraîche. Saler à votre convenance. Mettez aussi trois pincées de ‘'4 épices'', du persil (très peu, il a le défaut de vous faire ‘'manger'' votre boudin toute la journée) et une pincée de salpêtre, si vous pouvez encore en trouver. Mélangez bien et à l'aide d'un entonnoir spécial, une bouteille plastique coupée par le milieu, mettez votre mélange dans les boyaux (intestin grêle du porc). Vous les commanderez chez votre boucher. Cuisez à l'eau recouvrant et à peine frémissante pendant 30 minutes au moins, laissez refroidir. Vous vous régalerez quand vous le dégusterez coupé en morceaux de 15 cm de longueur grillés à la poêle dans un fond de saindoux. C'est la recette de base authentique du boudin de ma région. Mais vous pouvez aussi mettre dans votre préparation ce que vous voulez. Il n'y a pas une recette mais des recettes de boudin, souvent régionales d'ailleurs. Certaines mettent des épinards cuits dans du lait ou non, d'autres mettent de la compote de pommes, du vin, de l'eau de vie, etc. Les périgourdins mettent en plus la tête du cochon désossée et réduite en bouillie, c'est très bon . Une astuce, congelez votre boudin avant de le faire cuire à l'eau, décongelez et cuisez à l'eau à ce moment, vous aurez l'impression de manger du boudin venant d'être confectionné. Bon appétit.  Maintenant, toute préparation ou conditionnement servant à l'alimentation humaine est aseptisée, pasteurisée, désinfectée, stérilisée, étuvée, récurée, décapée, épurée, examinée, de pas trop près quelques fois, bouillie, lavée, brossée, décantée, analysée, et j'en passe. Tous ces soins imaginés par des décideurs à grosses têtes et petits cerveaux, nommés aussi technocrates, font arriver dans notre assiette une espèce de mixture sans saveur, donc universelle. La France est pourtant connue dans le monde entier pour être le pays où la gastronomie est réputée être la plus savoureuses. Des millions de touristes viennent chaque année goûter aux saveurs de nos terroirs et à notre gastronomie. Rabelais ton boudin était bon parce que tu ne connaissais pas les règles d'hygiène outrancières d'aujourd'hui. Tu conditionnais la viande et la charcuterie selon les méthodes ancestrales transmises de génération en génération. Tu ne manquais pas pour autant à la plus élémentaire des hygiènes. Celle qui non seulement préservait la santé, mais aussi le goût. La viande que tu travaillais était parfumée, ferme, appétissante à regarder, goûteuse à souhait. Là, ce n'est pas toi qu'il faut féliciter mais celui qui avait nourri l'animal avec des produits naturels. Les empêcheurs de tourner en rond sur fond de musique vieille de plusieurs siècles d'expérience, ne leur en déplaise, inversent le problème. Ils le rendent aussi plus dangereux. Tout cela pour, la plupart du temps, répondre aux lubies d'une nation qui se veut être la maîtresse du monde et impose sa loi pour importer les produits de notre Europe. Nos technocrates et nos politiciens, marionnettes des profiteurs, s'empressent de se transformer en vassaux et mettent en musique les souhaits, pour ne pas dire les ordres, de cette imposante nation à qui nous devons déjà le phylloxéra, le doryphore, la publicité tapageuse et mensongère, les fast-food aux aliments dénaturés et sans saveur, les feuilletons télévisés sans fin et de qualité plus que minable, bientôt la viande aux hormones et sûrement les organismes génétiquement modifiés, objets jusqu'à présent d'aucune étude vraiment sérieuse sur leur éventuelle nocivité, notamment à long terme. Il faudrait, sans délai, instituer un centre de sécurité alimentaire digne de ce nom, m ais aussi élaborer une politique agricole et de santé recentrée sur la qualité par un contrôle de toute la chaîne alimentaire et un moratoire complet sur les organismes génétiquement modifiés, qui arrivent déjà dans notre assiette.L'humanité était arrivée jusqu'à présent sans tous ces chichis. Nous vivions en parfaite osmose avec la nature et étions résistants à la plupart de ses agressions. Maintenant, avec toute cette aseptisation notre immunité s'affaiblit. La moindre salmonelle ou listéria qui réussit à survivre et qui part en villégiature dans une colonie de vacances ou une maison de retraite, voire un restaurant d'entreprise, provoque une hécatombe. Il ne faut pas oublier que le bon produit est un produit naturel et si les fromages au lait cru sont les seuls à mériter le nom de fromage, il faut en connaître le risque. Il est très réduit d'ailleurs. L'humanité a toujours vécu avec, sans jamais s'en plaindre. Jusqu'à ces dernières années, on consommait des animaux en parfaite santé et condition physique, élevés avec des aliments naturels. Certes, les règles d'hygiène ne répondaient pas aux normes actuelles. A ma connaissance, personne n'en a été vraiment malade, ni mort. Aujourd'hui, on entre dans des abattoirs super sophistiqués, répondant à toutes les normes d'hygiène possibles et imaginables, des animaux squelettiques qui ont traversé frauduleusement les frontières de l'Est de notre belle Europe. Il y entre aussi des animaux malades d'avoir été nourris de farine de viande, alors qu'on ne sait quoi faire de l'immense production mondiale de céréales. Il faut citer aussi les animaux venant d'horizon divers, bourrés d'antibiotiques et d'anabolisants, mais hélas, les exemples ne sont pas exhaustifs. Déjà plusieurs personnes en sont mortes et beaucoup en sont gravement malades.  
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La bressane et sa cape

  Je m'en souviens très bien, j'étais enfant et à chaque premier soleil d'avril, ma grand-mère sortait de son armoire une belle cape qu'elle appelait « capeline » C'était une coiffure bressane de la région de Louhans. Chaque région de Bresse avait sa forme de coiffure et, sur le marché de Louhans, rien qu'à la forme de la coiffure, nos ancêtres pouvaient savoir de quelle région était celle qui la portait.  Il y avait une réelle différence entre les communes du nord de Louhans et celles du sud. Les plus belles étaient celles des communes de Montpont en Bresse, Chapelle Thècle et Romenay avec une préférence pour cette dernière communes.            La « capeline » de ma grand-mère était toute simple. Trois renforts en osier entre lesquels était tendue une toile de lin blanche. Quand elle l'avait sur la tête on aurait cru qu'elle se promenait avec un chariot miniature de la conquête de l'Ouest ! Marie-Claudine avait la même sauf que le tissu au lieu d'être tissé avec du lin l'était avec un fin coton. C'était une capeline de demoiselle sinon riche mais tout au moins aisée.Marie Claudine tous les dimanches allait à la messe. Elle y venait coiffée de sa cape bressane d'une blancheur immaculée et bougeait sans cesse la tête.  Les biens pensants s'en étaient ouverts à monsieur le curé. Marie Claudine n'était-elle pas possédée par le démon ? Certains le pensaient si forts qu'ils ne pouvaient s'empêcher de le dire tout haut. Intrigué, autant que ses paroissiens, par ses incessants hochements de tête, monsieur le curé avait ordonné à Marie Claudine de se confesser après la messe. Les ordres de monsieur le curé étaient formels et il ne serait venu à l'idée de quiconque de désobéir. C'était d'ailleurs bien trop risqué. N'avait-il pas dit qu'il était le représentant de Dieu et lui désobéir était désobéir au Créateur. Allez donc risquer l'éternité en enfer pour quelques minutes de confessionnal. Marie Claudine,  docilement s'était agenouillée :‘'Pardonnez-moi mon père parce que j'ai pêché''‘'Mon enfant, Dieu t'entend, alors de quels pêchés ton âme est chargée. J'ai remarqué que sans arrêt tu secoues la tête à la messe, tu te moques certainement de Dieu.''‘'Oh ben que non, monsieur le curé, à la messe je prie pour qu'on ait de bonnes récoltes et la santé. Mais ça m'arrive aussi de penser à ce que m'a dit ma mère quand elle m'a donné la cape blanche que je porte à l'église''‘'Au moins ce n'est pas contre l'église ni contre Dieu qu'elle a parlé ta mère. Elle en serait bien capable Alors elle t'a dit quoi ta mère''‘'Ma mère, monsieur le curé, elle m'a dit qu'il ne fallait jamais se laisser faire sur la tête, même pas par les mouches. Si je la secoue c'est pour les empêcher de venir salir ma belle cape.Bleubleu   [D1]
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La Bresse...

Du plus haut champ, tout au sommet du coteau, le regard embrasse la plaine de Bresse qui s'étale depuis les monts du tournugeois jusqu'à ceux du Jura au-delà desquels, par temps clair, le Mont Blanc, pareil à une cathédrale, dresse sa majesté à l'horizon. Joseph Maublanc, chantre bressan a composé une chanson à l'honneur de cette Bresse qu'il a tant aimé. Il l'a non seulement aimé mais aussi dansé avec le groupe qu'il avait réuni en costume du pays. Ce fut un fameux groupe folklorique de renommé  qui dépassait la région.Pays de bocages, la plaine ressemble à un damier multicolores où brille çà et là l'eau d'étang poissonneux où les douces soirées printanières sont emplies d'un concert merveilleux offert par le coassement de milliers de grenouilles. L'assèchement des zones marécageuses en queue d'étang, quand ce n'est pas de l'étang lui-même, a fait quasiment disparaître les grenouilles de la Bresse. C'est dommage pour la gastronomie et dommageable pour l'écologie. Les grenouilles sont grandes dévoreuses d'insectes.  Si elles étaient encore là, la Bresse serait sans doute moins empoisonnée par les insecticides épandus à outrance sur les terres pour les débarrasser des insectes qui deviennent de plus en plus résistants. Des chemins creux mènent à des hameaux de cinq ou six maisons traditionnelles aux murs en colombage emplis de briques rouges mais aussi de pisés quelques fois. La grande pièce de la maison, l'huteau, occupait toute la largeur de la bâtisse. La porte de devant à l'Est, celle de derrière à l'Ouest étaient en bois plein clouté. Elles étaient séparées en deux dans le sens de la hauteur pour permettre d'aérer et laisser filtrer un peu de lumière par le haut, tout en maintenant le bas fermé pour barrer la route aux animaux. Notamment aux poules qui ne se gênaient pas d'entrer pour picorer les miettes autour de la table. Le sol en gros carreaux de terre cuite de couleur rouge laissait bien des refuges aux miettes. Les poules le savaient. Toute la famille vivait dans l'unique pièce de la maison aux multiples fonctions, cuisine, salle à manger, chambre à coucher. Au milieu du mur Nord la grande cheminée en briques rouges, toute noire de suie. De part et d'autre de cette dernière, pour récolter le peu de chaleur mourante, se trouvaient le lit des aïeux et celui des enfants. Contre l'autre mur, le lit des parents. C'étaient des lits de coin, c'est a dire qu'on ne pouvait en faire le tour, un de leurs cotés était contre le mur. Il fallait s'armer d'un bâton pour étendre les draps et la couverture du coté mur. Ce bâton se transmettait entre génération. A force de servir il était patiné comme les vieux meubles. Au milieu de la pièce, une grande table en chêne. Sous l'épais plateau il y avait des compartiments fermés par des portes coulissantes, les ‘yettes'. On y rangeait non seulement le pain qui y restait frais pendant une semaine mais aussi les couverts de chacun. Bien essuyés avec du pain après chaque repas ils connaissaient rarement l'eau de la vaisselle. Dans les fermes ce détail comptait car il faisait gagner du temps, pas de mise de table, pas de desserte et pas de vaisselle.  De chaque coté de la table des bancs de même longueur où pouvaient s'asseoir jusqu'à six convives. En complément une grande armoire bressane de style Louis XV, fabriquée en chêne avec les panneaux en loupe d'orme. Aujourd'hui elle vaut une petite fortune pour ceux qui ont su la conserver en résistant à l'appel de l'antiquaire qui, au cours des années 55/65, proposait de l'échanger contre un buffet en Formica de couleur vive, sans valeur.  Le plafond en bois soutenu par des solives espacées de 40 cm environ, reposaient sur deux énormes poutres de chêne traversant toute la largeur de la maison, ordinairement sept mètres, contribuait à assombrir davantage la pièce. Les murs étaient noircis par la fumée de la cheminée, le plafond aussi. La lumière avait donc beaucoup de mal à s'imposer. En plus les larges avants toits prévus pour faire sécher le maïs absorbaient le peu de lumière qui voulait entrer et laissait la pièce dans une constante pénombre.Du coté du tournugeois, les monts couverts de vignes donnent un agréable vin blanc. Ils dressent leurs faibles mais suffisantes altitudes pour laisser deviner les monts du charolais qui plongent sur la Loire et ses brouillards d'automne, visibles quelques fois là où le ciel rencontre la terre, lorsque chauffés par le soleil ils s'élèvent en nuages éphémères. Au Nord, par la trouée de Belfort, la bise emprunte le chemin des envahisseurs. Elle se refroidit encore sur le plateau de Langres et arrive chargée de givre. Pour la circonstance, les arbres et les buissons sont décorés de diamants étincelants qui brillent sous les lumières du pâle soleil hivernal. C'est la saison ou les bêtes se terrent le plus confortablement possible. Pour l'homme, c'est la saison des longues soirées conviviales. A l'ouest, la Saône fend le département en deux avant d'aller mêler ses eaux à l'impétueux Rhône qui les emporte au sud, vers le pays du soleil, du vent et des chevaux sauvages.                                                           
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Les bonnes gaudes de Bresse

    Les Gaudes en BresseLe bressan de mon enfance, héros de cette chronique, était né vers les années 1870. Je l'ai peu connu, car il est mort juste avant, ou au tout début de la guerre, celle de 39. Je me souviens d'un homme très vieux. Il pouvait avoir 70 ans. Age canonique pour mes yeux d'enfant. Vêtu d'un pantalon à grosses côtes de velours noirs, comme en portaient à cette époque les hommes de la campagne, et d'une veste de même tissu et même couleur. Il marchait, le buste penché en avant par tant d'années de labeur, devant deux vaches ‘'savantes'' attelées à un char à roues bandées de fer. Pour bien leur faire comprendre qu'elles devaient rester savantes et les dissuader de toute tentative de redevenir ignares, il était armé d'un long aiguillon de noisetier et n'hésitait pas à s'en servir à leur moindre incartade. Couvert d'un béret basque, plus pratique que la casquette, disait-il, car contrairement à cette dernière il n'y a pas de sens pour le porter, d'où ses cheveux dépassaient et lui faisaient une auréole blanche qui contrastait avec ses habits et surtout avec son visage buriné par les intempéries et le soleil. Ce contraste le faisait ressembler à ces personnages des peintures naïves, où l'artiste accentue les couleurs pour mettre en valeur certains détails. Chaussé de sabots ferrés avec des clous, pour éviter au bois de la semelle de s'user trop vite, il cheminait ainsi. Il était toujours souriant et prêt à la plaisanterie de bon aloi. Les roues ferrées de son char sonnaillaient sur les inégalités de la chaussée empierrées et la résonance de ses sabots sur les mêmes défauts de la route annonçait son passage. Il ne pouvait surprendre personne. Les plus sociables sortaient de chez eux ou s'arrêtaient de travailler pour faire un brin de causette avec lui.Il vivait en autarcie, d'une culture vivrière pour son essentiel, avec trois ou quatre vaches, trois ou quatre hectares de terres et prés. Il laissait, ne pouvant mieux faire, le soin de nourrir la nation aux gros céréaliers de la Beauce et de la Brie. Il travaillait dur mais prenait le temps de s'enquérir des nouvelles et de discuter un moment avant de repartir labourer. Le soc de sa charrue ouvrait la terre et il savait qu'on ne la trompe pas. Une terre bien soignée sait, telle une femme comblée, reconnaître la caresse de celui qui a l'adresse de lui faire produire, sans la fatiguer, toutes les céréales utiles à l'humanité. Produits naturels, chargés des indispensables oligo-éléments qu'ils ne trouvent plus dans une terre nourrie de fertilisants chimiques, usée par l'abondance des récoltes non diversifiées, auxquelles elle ne sert qu'essentiellement de support, de produits plus ou moins modifiés. Il suivait toute une journée sa charrue tirée par ses vaches. Des kilomètres parcourus sur un sol inégal d'un pas tout aussi inégal lui donnait le bien-être du repos, mais aussi la satisfaction, lorsque le soir, avant de quitter son champ, il se retournait sur son ouvrage, de pouvoir dire en roulant sa cigarette de gros gris, ‘'Aujourd'hui, j'ai bien travaillé, j'en ai labouré un ‘'journau''. Cette unité de mesure encore très usitée il y quelques années est aujourd'hui tombée en désuétude. Journau est tiré du mot journée, c'était la superficie, un tiers d'hectare, qui pouvait être travaillée par un laboureur équipé des moyens de l'époque dans une journée. Heureux temps ou l'homme connaissait ses limites !Les épis de maïs de pays arrivaient à maturité sur une plante ensemencée dans une terre saine, cultivée selon la méthode triennale qui lui permettait de se reposer et de se reconstituer en oligo-éléments. Après la récolte, ils séchaient, pendus par quelques feuilles qu'on avait soin de leur laisser, sous les avants toits des vieilles fermes bressanes. Tous ces épis multicolores accrochaient l'œil du passant. On aurait cru voir d'immenses guirlandes qui donnaient un air de retraite au flambeau à ces bâtisses séculaires. Il y en avait des violets, des rouges foncés, des blancs et même des bleus et tous les autres au ton dégradé de ces couleurs formaient un assortiment du plus bel effet qui régalait les yeux. Il mettait aussi l'eau à la bouche des gourmands, pour ne pas dire gourmets, de bonnes ‘'gaudes'' servies plusieurs fois par semaine au repas du soir.Les gaudes ! C'est une préparation culinaire bien spécifique à la Bresse. Les Bressans quand ils dépouillaient le maïs mettaient à part les épis trop petits ou mal finis. N'ayant pas besoin d'être mis à sécher sous l'auvent ils étaient entièrement séparés de leurs feuilles. Le pain se cuisait à la ferme, du bon pain qui sentait bon la farine. Il ne rassissait qu'au terme d'une semaine, du vrai pain. Après son défournement, le four restait suffisamment chaud pour griller très lentement les épis de maïs. Si le four refroidissait avant qu'ils ne soient complètement grillés, ils étaient remis à l'issue de la cuite du pain de la semaine suivante. Egrenés pour que le meunier avec une meule spéciale pour gaude les moule en une farine très fine de couleur moutarde. C'étaient les gaudes. Cuites doucement dans de l'eau salée, mijotées pendant au moins trois heures sur le poêle à bois, elles étaient laissées à refroidir un peu dans l'assiette pour qu'il se forme à leur surface un tégument qui s'épaississait au fur et à mesure du refroidissement. Enfant, je le perçais d'un petit trou en son milieu, je mettais ma bouche dessus et je soufflais. L'air se frayait un chemin sous cette peau et ressortait au bord de l'assiette avec un bruit qui aurait pu sortir d'une trompette. Ca m'amusait. Du lait était mis dans un bol, la cuillerée de gaude y était trempée et ainsi de suite jusqu'à la fin de l'assiettée. Les plus pauvres faisaient feu de tous bois pour survivre. Le lait il le fallait pour le vendre ou pour le transformer en beurre qui serait lui aussi vendu. Chez eux, l'eau sucrée le remplaçait pour accompagner les gaudes. Chez les radins aussi. Quand ils étaient surpris ils disaient qu'ils préféraient l'eau sucrée au lait. Ca n'abusait personne, car leur vice était bien connu. On trouve encore de la farine de gaude dans le commerce. Elle n'a qu'une lointaine parenté avec la vraie, celle qui ne se trouve plus et qui ne se retrouvera plus jamais. Maintenant les gaudes sont issues d'épis de maïs hybride grillés en un tour de main dans des fours électriques et, enfin, elles sont moulues avec des meules ordinaires. C'est le jour et la nuit. Adieu aux véritables gaudes et à tant d'autres bonnes et authentiques choses. Bleubleu                                                      
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La fête de Branges il y 60 ans

J'avais dix ans, pour cette raison la fête de notre Saint patron Maurice me marquait elle davantage.A cette époque, la fête patronale était un événement. Dans beaucoup de hameaux on chauffait le four pour y cuire la brioche. Dans le mien, la semaine qui la précédait, le responsable commençait à donner ses instructions. Il était le grand ordonnateur de la fabrication de la brioche. Ses voisins lui amenaient la farine, le beurre et les œufs, selon la quantité de brioches qu'ils voulaient et il se mettait au pétrissage et à la cuisson. Il cuisait dans le four de la ferme et prêtait aussi sa grange pour la distribution. Je me souviens encore de l'odeur de ces brioches qui, encore toutes chaudes, s'alignaient sur des planches. C'était de la brioche authentique qu'on ne trouve et qu'on ne trouvera plus jamais. Les changements de variété de blé, les modes de mouture et de conditionnement mais aussi les ajouts de toutes sortes aux farines actuelles, font que jamais plus on ne mangera de brioche de même qualité que celles des fêtes de mon enfance, retirées dorées à point du four chauffé au bois. La veille de la fête chacun venait avec paniers et panières pour emmener cette reine des fêtes d'antan. On en mangeait pendant plusieurs jours, elle ne séchait et ne rassissait qu'au terme de plus d'une semaine. Quel délice au petit déjeuner de remplacer le pain par de la brioche.Le dimanche de la fête, sur le coup de midi, les parents arrivaient, à bicyclette pour certains, en ''carrosse'' attelé d'un cheval pour d'autres. La famille, contrairement à aujourd'hui, habitait toute dans les environs. La première occasion de l'année de la réunir était le repas de " cochon ", la deuxième était le jour de la fête. Chez nous et chez la plupart de nos connaissances, invariablement au menu revenait en alternance d'une année à l'autre, le lapin ou le poulet, rarement de la viande de boucherie. Mais le poulet était si bon, rôti et bien doré avec la peau craquante, c'était un délice. Élevé au bon maïs de pays cultivé dans une terre saine fertilisée naturellement où se trouvaient tous les indispensable oligos éléments, si déficitaires maintenant, mais aussi dans de l'herbe abondante remplie de vermisseaux. Il pesait 4 à 5 livres. Plus léger il n'a pas encore toutes ses qualités gustatives. Il était le véritable poulet de Bresse.Vers trois heures, après le repas, tous allaient faire un petit tour sur la fête pour y rencontrer des connaissances que l'on ne voyait qu'à cette occasion et aussi pour s'attabler chez « Badinguet », chez « Naude », chez « la Perdrix » mais aussi chez la Marie Jouan à l'hôtel moderne où l'on pouvait danser dans une grande salle. Lulu mettait en marche le pick-up et ça tournait. Les manèges étaient sur la place. Devant l'ancien local des pompiers il y avait une grande tente qui abritait une cinquantaine de chaises, un écran et un appareil de projection. C'était un cinéma ambulant. J'y suis allé avec mes parents, on y projetait « Quai des Brumes », ce remarquable film de Carné et Prévert. Je n'ai sans doute pas compris grand-chose, mais Michèle Morgan et Jean Gabin suffisaient à me faire rêver. Malgré mon jeune âge, je tombais amoureux de Michèle Morgan. « T'as de beaux yeux tu sais » lui disait Gabin.Les baraques des tirs à la carabine, des jeux de boîtes, des loteries, etc.. étaient montées en bordure de la route, depuis la cour de la boulangerie jusqu'à plus loin que la Poste. Sur la place les immanquables chevaux de bois et le bal monté. Nous, les enfants, on achetaient des pétards, ‘'des ails'', pour les lancer dans les jambes des filles, ce qui les faisait beaucoup crier mais allumait déjà dans leurs yeux cette étrange flamme qui est celle du plaisir d'être remarquée. Ah, éternel féminin. Il y avait aussi la baraque de Patinette , figure brangeoise de ce temps. Il s'était spécialisé dans la réception de tomates. Une cabane, une planche, un trou pour y passer le visage et Patinette était prêt pour la réception. Pour cinq ou dix francs de ce temps on lui envoyait sur la figure un nombre déterminé de tomates. Bien mures ça allait, un peu moins ça faisait mal ! Mais le litre du réconfort n'était pas loin et lui permettait de s'anesthésier pour les parties suivantes. Il y avait aussi le garage pour bicyclettes. Un bidon de 5 litres percé de trous pour matérialiser le mot 'garage', une ampoule électrique à l'intérieur pour la « pub », un vague enclos et le décor était planté. Au début, le tenancier rangeait assez bien les bicyclettes, plus tard s'étant aussi réconforté avec la jouvence de Patinette, il y avait beaucoup de laisser aller, ce n'était plus vraiment un garage mais un rassemblement de bicyclettes que chaque propriétaire devait déplacer pour retrouver son bien. La rue était noire de monde et la circulation, il est vrai beaucoup moins importante qu'aujourd'hui, avait du mal à s'y frayer un passage. Les jeunes venaient pour danser et faire la fête, les plus âgés pour se retrouver, boire un coup ensemble et se changer de la monotonie de la campagne. Un peu avant l'heure du repas du soir la fièvre festive tombait et, pour faire « l'ouvrage », chacun regagnait son domicile. Mes parents me disaient que j'étais trop petit pour retourner à la fête, ils me laissaient à ma déception et à la garde de ma grand-mère pendant qu'ils s'en allaient danser.Autres temps, autres moyens, autres aspirations et autres mentalités, font que toi Fête de Branges plus jamais tu ne ressembleras aux fêtes de jadis. Tu te voudrais sans doute Phénix lorsque, sur le plateau de la désolation qui aujourd'hui est ta place, tu ressasses tes souvenirs.
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C'était la Bresse il y a 60 ans

En Bresse louhannaise devenue maintenant la Bresse bourguignonne, au bon vieux temps de la mère Fidarcheau, illustre personnage de l'almanach du père Jean-Claude, imprimé et distribué par le journal l'Indépendant du Louhannais il y a déjà bien longtemps, devenue célèbre grâce à son bouc. Un beau matin cette brave femme trouve son bouc pas bien du tout. Il grelotte, ne mange pas, ne boit pas, ne regarde même pas les jeunes biquettes lui qui d'habitude est si prompt  à vouloir leur montrer ce qu'il sait faire.  Le cas est grave et inquiète la mère Fidarcheau. C'est que son bouc c'est un bon rapport. Les gens amènent leurs chèvres de très loin pour les faire honorer par ce grand bouc, contre rémunération Ce n'est pas une femme à se laisser décourager. Elle observe le bouc et remarque qu'il se donne des coups de pied contre le ventre. C'est donc qu'il a mal au ventre. Que voilà donc un bon indice ! Elle regarde la paille sous le bouc, elle n'y voit pas de crottes et conclut aussitôt que son bouc est constipé. Mais faut-il qu'elle en soit sûre avant de lui donner une dose d'eau de vie allemande. Je ne sais pas vraiment ce qu'était l'eau de vie allemande mais tout enfant j'entendais les anciens affirmer qu'il s'agissait d'un puissant laxatif qui,  sur les chantiers de maçonnerie notamment,  se retrouvait parfois dans un fond de litre de vin, laissé bien en vue pour tenter celui qui préférait boire le vin des autres plutôt que le sien.C'était la voisine du facteur. Un grand moustachu à qui l'uniforme et le képi allaient très bien. C'était un bel homme et les mauvaises langues disaient qu'il n'apportait pas que le courrier chez des veuves ou demoiselles mures. Une légende, amplifiée par l'imagination populaire, raconte que dans nos fermes quand un veau ne voulait pas boire le fermier allait emprunter le képi du facteur et le mettait sur la tête du veau, l'effet était immédiat et concluant. Enfin bref, c'était le milieu de l'après-midi, le facteur se reposait de sa tournée matinale à bicyclette. C'est qu'en ce temps là les tournées de facteur à la campagne se faisaient à bicyclette. Et ils étaient heureux nos facteurs d'avoir ce moyen de locomotion quand ils pensaient à leurs prédécesseurs qui faisaient le même chemin à pied, chargeant parfois leur sacoche de pierres, comme le faisait le facteur Cheval pour construire son palais idéal.  Maintenant, tête nue dans sa voiture jaune, le facteur et même plus souvent la factrice, n'en impose plus. On ne les connaît même plus. Le matin, à 8 heures 30, sous ma véranda,  j'en vois beaucoup de ces voitures jaunes. L'une arrive de l'ouest et file à toute vitesse vers l'est, elle est croisée par une qui va tout aussi vite. Puis vers 9 heures une autre vient apporter le courrier jusque chez ma voisine, fait demi-tour et repart.. Un peu plus tard encore une autre amène la pub, cette destructrice de forêts. Bien plus tard la dernière passe avec les colis. Ce n'est pas tout, vers 13 heures, passent nos petites jeunes employées sous contrat, elles changent souvent et nous n'avons pas le temps de faire connaissance, par contre, comme leurs anciens elles pédalent qu'il pleuve ou qu'il vente. Avec un tel spectacle la mère Fidarcheau  serait bien capable de dire que c'est un énarque qui commande le centre de tri ! On retrouve cette brave femme avec son bouc.Au premier appel de la mère Fidarcheau le facteur  s'en vînt voir de quoi il s'agissait.  Mon bouc doit être constipé mais je veux m'en assurer. Ouvre lui donc la gueule et regarde bien. Moi je vais lui relever la queue et je vais aussi regarder. Si nos regards ne se croisent pas c'est qu'il a une bonne constipation et qu'il faudra que j'agisse ne conséquence.
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A Louhans, entre nettoyage industriel et aide à domicile

D'une pierre deux coups. Cette expression bien connue pourrait s'appliquer à la belle "transformation" de compétences que propose la société Petkovic, basée à Louhans, en donnant naissance à une nouvelle entreprise "sœur" : Bresse Domicile Services.En 1975, Miroslav Petkovic fonde, à Louhans, la société du même nom. Plus de trente années après, l'entreprise est devenue une industrie "phare" de la Bresse louhannaise. Son domaine de compétence : le nettoyage professionnel, industriel. Le succès est large auprès des industriels, PME/PMI, commerçants et artisans du secteur, de la Saône et Loire, et parfois même du Jura voisin.Avec ses imposants (et inévitables) locaux de la Zone Industrielle de l'Aupretin, à Louhans, la Sarl Petkovic est donc devenue le leader incontesté de l'hygiène professionnelle, notamment dans le domaine de remise en état d'outil de production, garantissant ainsi à ses clients le respect des normes les plus strictes.2007 : l'évolutionAlain Chaury reprend les rennes de la société en 2007, avec de nouvelles idées et des pistes de développement. Il fonde ainsi Bresse Domicile Services. Cette nouvelle antenne comble un vide. Elle propose enfin aux particuliers les services qui étaient alors jusqu'ici réservés aux professionnels, et un peu plus : nettoyage bien sûr, et toujours, mais aussi entretien d'espaces verts, repassage, ménage, petit bricolage... tout une gamme de services connue globalement sous le nom d'aide à domicile. Les avantages tarifaires sont nombreux pour ceux qui ont besoin d'un petit "coup de main". Entre la TVA à 5,5 % et une facture déductible à 50 % des impôts sur le revenu, la solution passe alors à un tarif tout à fait alléchant. Il n'est alors plus la peine de se priver de cette foule de services qui allègent largement le quotidien, que l'on soit une personne dépendante, mais aussi un(e) actif(ve) ayant mieux à faire, le soir venu, que de se recoller aux tâches du quotidien.La Sarl Petkovic, et sa petite "sœur", donc, Bresse Domicile Services, sont donc deux sociétés qui reflètent bien le dynamisme d'un secteur d'activité en plein développement, dans un territoire bressan très porteur.Pour un premier contact, un devis, n'hésitez pas à visiter le site internet de la société, réalisé par l'Agence Publigo de Louhans, ou à contacter directement la société Petkovic au 03 85 75 11 92 si vous êtes un professionnel, ou Bresse Domicile Services au 03 85 75 90 74 si vous êtes un particulier.
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Améliorer l'image de soi, redécouvrir son habitat (71)

L'image de soi et la décoration intérieur. Telles sont les deux vocations de la société Reflet de Soi, basée à Louhans. Par un accompagnement personnel, la responsable de cette nouvelle entité, Mme Brigitte Guérin, vous amène à connaître le style qui vous correspond le mieux, et comment s'en imprégner. Mais ses idées et ses conseils en image savent également s'appliquer pour votre intérieur, votre habitat : maison ou appartement.Le conseil en image : entre relooking et conseils pratiqueA la suite de sa formation qualifiante à Lyon, Brigitte Guérin propose de vous apporter ses connaissances, au services de la mise en valeur de votre silhouette, votre visage, en fonction de vos affinités, de votre personnalité et de vos goûts.Et ceci passe par différentes prestations :- Analyse couleur (colorimétrie)- Accompagnement shopping- Accompagnement mariage- Séance d'auto maquillage- Etude de morphologie- Etude de style- Conseil coiffure- Suivi de consolidation des acquisVous pourrez avoir une première approche de ces prestations depuis son site internet, avant de prendre contact.Le gain, pour vous : un look avec lequel vous vous sentez véritablement vous, à l'aise, pour une meilleure image de vous même, à vos yeux, et au regard des autres. Que soit pour une question de bien être, d'envie de séduction ou pour parfaire une image professionnelle, les prestations à la carte ou en forfait de Reflet de Soi, à Louhans (71) vous accompagneront au mieux.Décoration intérieure, envie de changement ou revalorisationGrâce à une solide expérience, de longues années dans le domaine de la vente de mobilier, de tous styles, Brigitte Guérin vous apporte son savoir faire en terme de décoration de votre intérieur. En fonction de votre budget, et vos envies, du simple lifting au grand chamboulement, Reflet de Soi vous accompagne et vous conseille.Entre accompagnement en boutique, recherche de meuble personnalisée et analyse des pièces, des volumes et des styles, la prestation se déroule en toute simplicité et est parfaitement modulable.Des services nouveaux, donc, depuis Louhans (71), en Saône-et-Loire (Bourgogne). Brigitte Guérin opère dans la large région, et se déplace sur rendez-vous. Les coordonnées de votre conseillère :Site internet : www.reflet-de-soi.frTéléphone : 06 76 28 76 51
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La Bresse Bourguignonne

Située à l’est du département Saône et Loire, la Bresse Bourguignonne est le carrefour de la Franche-Comté, de la Bourgogne, la région Rhône-Alpes et la Suisse à seulement quelques kilomètres.. Plaine vallonnée, la Bresse Bourguignonne se caractérise par ses bocages, ses bois, ses cultures céréalières et ses innombrables étangs et cours d’eau qui font le bonheur des pêcheurs avérés. Les 850 kilomètres de sentiers balisés qui sillonnent le pays offrent des itinéraires sans fins ouvrant sur toutes les richesses artisanales (la chaiserie à Rancy ou l’ébénisterie traditionnelle), architecturales, gastronomiques (avec le fameux poulet de Bresse, entre autres volailles), culturelles et ethnologiques de l’est Bourgogne du sud. Pour des ballades en VTT, à cheval ou à pied, la route de la Bresse Bourguignonne vous guidera vers les maisons ou fermes bressanes aux murs de briques et pan de bois, vers les innombrables moulins et tuileries. Pour les lèves tôt, le marché de Louhans, capitale de la Bresse Bourguignone, est un rendez-vous incontournable chaque lundi matin. Une balade sur la foire aux bestiaux permet de s’impregner d’une ambiance unique. Pour se reposer, un des 68 gîtes et des 25 chambres d’hôtes aux toits de tuiles rouges sauront vous accueillir. Montpont en Bresse, Navily, Bosjean, Sornay, Vincelles, Branges ou Baudrières, par exemple, abritent tous de magnifiques logis d’accueil. Le centre Eden de Cuisery consacré à l'observation et à l'étude de la vie naturelle en Bourgogne et l'Ecomusée de Pierre-de-Bresse guideront les visiteurs curieux d’admirer les richesses naturelles et historiques de la Bresse Bourguignonne Enfin, il est Impossible de parler de la Bresse Bourguignonne sans aborder ses tentations gastronomiques symbolisées par le poulet blanc à pattes bleues. Le poulet de Bresse, emblématique volaille, bénéficie de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) "Volaille de Bresse" et est offert aux gourmets sous les formes de "poulet, poularde ou chapon de Bresse".Publier ou consulter une petite annonce gratuite en Bresse Bourguignonne. Toutes les rubriques à votre service : maison à vendre, location appartement Basse Normandie, location immobilier, etc. Mais aussi toutes les rubriques automobile, bonnes affaires, etc.Annoncer gratuitement un événement local en Bresse Bourguignonne : concert, expo, salon, foire, soirée, animations locales de tous types. Annonce gratuite et locale !Inscription dans l'annuaire gratuit des professionnels en Bresse Bourguignonne, profitez en pour faire gratuitement votre publicité sur internet et conquérir de nouveaux marchés. Vous pouvez également publier gratuitement un communiqué de presse local, concernant la Bresse Bourguignonne, ou un article. Particulier, entreprise, cet espace vous est ouvert. 
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